19 janvier 2023 - Gestion des temps

L’inévitable et nécessaire sobriété numérique

On entend de plus en plus parler de sobriété numérique, mais qu’est-ce que cela veut dire et quels sont les enjeux de faire baisser notre empreinte carbone dans ce domaine ? Incotec, votre éditeur de logiciels de gestion des temps et des interventions vous accompagne dans cette voie en vous apportant quelques éléments de réponse.

Sobriété numérique

 

 

La sobriété numérique, définition

Que l’on utilise un smartphone, une tablette ou un ordinateur, le numérique a pris beaucoup de place dans notre quotidien. Et bien sûr, tout ce matériel génère une certaine emprunte carbone. De plus, on se rend compte que les ressources pour fabriquer ces appareils ne sont pas inépuisables.

Ainsi, il convient de réduire notre consommation, qu’elle soit énergétique ou qu’elle touche la fabrication et l’achat de biens. On parle alors de « sobriété » numérique quand on cherche à décarboner nos pratiques.

 

Les enjeux de la sobriété numérique

Aujourd’hui, 4% des émissions mondiales de Gaz à Effet de Serre (GES) sont dues au numérique (source) et ce chiffre pourrait doubler d’ici 2025. Le nombre d’objets connectés atteindra à ce moment-là les 48 milliards soit une augmentation de 5 000 % en 15 ans ! En France, on estime que 70 à 90 % des Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques (DEEE) ne suivent pas les filières de recyclage réglementées (source). De plus, fabriquer un ordinateur portable de 2 kg nécessite 588 kg de matière première, dont 22 de produits chimiques, en plus de 240 kg de combustibles et 1,5 tonnes d’eau. La production de cet ordinateur génère déjà 114 des 156 kg de CO2 émis lors de son cycle de vie. Pour un smartphone en revanche, c’est 500 fois son poids en matière première et attention, pour la puce de 2 grammes à l’intérieur du smartphone, il en faut 32 kg soit 16 000 fois son poids (source). De fait, on note que ce n’est pas l’utilisation d’un appareil numérique qui a le plus d’impact sur l’écologie, mais bien sa production (54 %). Et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce ne sont pas les data-centers qui ont le plus d’impact environnemental mais principalement les utilisateurs eux-mêmes (source). En France, on compte une moyenne de 11 à 15 appareils connectés par utilisateur (source).

 

Alors, que faire ?

Il est clair que les petits gestes simples comme vider sa boîte mail ou limiter l’utilisation de cookies sur son navigateur, c’est noble, mais cela n’est pas suffisant. Il faut stopper notre utilisation compulsive des appareils et des logiciels pour tendre vers un numérique piloté (source).

Utilisation compulsive des appareils numériques

Et donc, on fait quoi ?

Et bien dans un premier temps, il conviendrait de rallonger la durée de vie des dispositifs, car l’ADEME informe que garder un ordinateur ou un smartphone pendant 4 ans au lieu de 2 diviserait par deux son bilan environnemental (source).

Ensuite, mieux vaut réparer plutôt que remplacer. En effet, seules 40% des pannes électroniques donnent lieu à une réparation alors que la majorité d’entre elles est réparable. Bien sûr, il est plus judicieux d’acquérir des objets que l’on peut facilement réparer. Pour cela, privilégiez des appareils dont l’indice de réparabilité est le plus proche de 10 (source).

De plus, il est possible de vérifier le bilan carbone d’un appareil, il vaut alors mieux se diriger vers des machines éco-conçues et à basse consommation. À noter que les ordinateurs portables sont moins gourmands en énergie que les postes fixes (source). Aussi, acheter des appareils reconditionnés permet également d’en baisser l’impact environnemental.

Puis, il vaut mieux limiter le nombre de serveurs internes et transférer ses solutions vers le SaaS (Software as a Service), qui est une option moins coûteuse et beaucoup plus vertueuse. En effet, ce dispositif permet de faire face à l’augmentation du volume de données tout en gardant une démarche éco-responsable (source). D’ailleurs, vous pouvez choisir Incovar+, notre solution de gestion des temps et des activités, ainsi que myIncoservice,  notre solution de gestion des interventions, en mode SaaS.

Pour finir, il convient de s’informer sur les bonnes pratiques grâce aux rapports de l’ADEME, de l’ARCEP ou du think tank The Shift Project, qui explorent les possibilités d’entamer une transition bas-carbone.

 

Évidemment, les efforts à faire sont conséquents et demandent la mobilisation de tous, utilisateurs comme décideurs, mais cette transition est nécessaire pour assurer la pérennité de notre système.

 

Crédit image : Pexels.com

 

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